Microsoft neutralise un vaste empire cybercriminel chinois à l'origine de plus d'un milliard de messages fraud

Microsoft neutralise un vaste empire cybercriminel chinois à l'origine de plus d'un milliard de messages fraud

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Un supermarché du phishing démantelé à l'international

Le quatorze octobre, Microsoft a officialisé la neutralisation de ces trois plateformes pirates, impliquées dans des campagnes d'escroqueries rapportant des dizaines de millions de dollars. Plus de sept cent cinquante millions de ces messages malveillants ont ciblé spécifiquement des clients de Microsoft. Les attaques ont touché des particuliers, des banques, des hôpitaux et diverses entreprises à travers le monde. Les opérations criminelles reposaient sur de faux messages évoquant des colis bloqués, des péages impayés, des comptes bancaires suspendus ou des impôts en retard.

L'enquête a débuté à la fin de l'année dernière, lorsque la police nationale japonaise a alerté Microsoft au sujet d'une vague de messages frauduleux au Japon. Microsoft a mené ses investigations avec l'appui des autorités nippones, ainsi que de plusieurs entreprises de cybersécurité parmi lesquelles figurent Resecurity, Cloudflare, Oracle, Proofpoint et TRM Labs. L'opération a abouti le quatorze octobre après que Microsoft a obtenu l'accord d'un tribunal américain pour saisir l'ensemble des noms de domaine à l'origine des trois plateformes.

Au cœur de cet écosystème, YAM Store fonctionnait comme une boutique en ligne classique permettant d'acheter des comptes Microsoft et Google frauduleux, des outils pour voler des identifiants et des sites de phishing clés en main. Les cybercriminels rachetaient des noms de domaine abandonnés par des organisations légitimes, telles que des associations ou des établissements scolaires, pour faire croire qu'elles étaient toujours actives et réclamer des comptes Microsoft 365. Les deux autres services, CoGUI et Iron Man, fournissaient des messages et des sites préconçus imitant des banques, des administrations, des enseignes ou des hôpitaux. Iron Man proposait plus de deux mille trois cents modèles de pages et de messages piégés. Les outils de ces plateformes étaient revendus en échange de cryptomonnaies, notamment de l'USDT et de l'Ether.

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