Les pouvoirs publics injectent 23 milliards de dinars dans un programme d’urgence pour moderniser le service public de l’eau en Algérie. Renforcement des infrastructures, acquisition d’équipements critiques et grands projets de dessalement et de transfert sont au cœur de cette mobilisation.
Budget
Un enveloppe financière record de 23 milliards de dinars a été allouée pour renforcer le service public de l’eau. Ce programme d’urgence vise à consolider les capacités d’intervention et de maintenance, tout en garantissant la disponibilité permanente des infrastructures. Les fonds permettront notamment l’acquisition d’équipements électromécaniques, de groupes électrogènes, de pompes hydrauliques, de stations de pompage et de camions-citernes pour répondre aux besoins immédiats des populations.
Projets
La réunion a permis de faire le point sur des projets structurants majeurs, dont le raccordement aux stations de dessalement de Tlemcen, Mostaganem et Chlef. Un autre projet phare est celui de Tinzaouatine, un transfert d’eau sur 238 km depuis la nappe de Tanezrouft. D’autres transferts stratégiques sont suivis, comme le raccordement Cap Djinet 2 vers Bouira, Tizi-Ouzou, M’sila et Médéa, ou encore le transfert vers El Eulma via Draa Diss. Ces initiatives s’inscrivent dans une logique de sécurité hydrique pour l’ensemble du territoire, avec des projets dédiés aux régions du Sud-Sud et des Hauts Plateaux.
Directives
Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a souligné l’urgence d’accélérer l’exécution des projets et de respecter strictement les délais. Il a appelé à une coordination renforcée entre les services pour prioriser les interventions, traiter rapidement les pannes et répondre aux attentes des usagers. « Le citoyen demeure au cœur des priorités », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de garantir la continuité et la qualité du service public.
« Le citoyen demeure au cœur des priorités du secteur de l’hydraulique et garantir la continuité et la qualité du service public constitue un objectif essentiel. »
Une mobilisation sans précédent pour sauver le service public de l’eau, avec des investissements massifs et des projets ambitieux visant à couvrir l’ensemble du territoire national.