Étudiants algériens en Turquie saluent la création du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l'étranger
ISTANBUL — Des étudiants algériens résidant en Turquie ont salué la décision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, portant création du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l'étranger. Ils y voient un mécanisme permettant de renforcer la contribution des compétences nationales expatriées aux efforts de développement du pays.
La décision présidentielle saluée par la diaspora étudiante algérienne en Turquie
Des étudiants algériens en Turquie ont exprimé leur satisfaction quant à la création du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l'étranger, une initiative présidentielle visant à mobiliser les compétences nationales expatriées. Selon eux, cette mesure offre un cadre structuré pour encourager les échanges scientifiques et technologiques entre les étudiants algériens à l'étranger et les institutions nationales.
L'étudiante en pharmacie Yousra Benouahiba a qualifié cette création d'"étape très importante", soulignant son potentiel à faciliter la collaboration entre les chercheurs algériens résidant à Istanbul et les organismes publics locaux. Elle a également mis en avant les opportunités offertes par ce Haut conseil pour intégrer les jeunes talents dans des projets de recherche internationaux et des programmes interuniversitaires.
L'étudiant en médecine Hamza Fares a, quant à lui, salué l'augmentation de la représentation de la diaspora au sein de l'Assemblée populaire nationale (APN), estimant que cette mesure permettra d'encadrer les compétences algériennes à l'étranger et de transmettre leurs idées aux institutions nationales. Il a souligné que sa participation aux Législatives 2026 symbolise son attachement à la patrie.
Pour Ala Ouguergouz, doctorante en physique, cette initiative présidentielle ouvre des perspectives pour un transfert accru d'expertises et de connaissances vers l'Algérie. Elle a également félicité la réorganisation des circonscriptions électorales, qui a permis d'augmenter la représentation de la diaspora au sein de l'APN.
Analyse et enjeux : vers une meilleure intégration des compétences expatriées
La création de ce Haut conseil s'inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer les liens entre l'Algérie et sa diaspora scientifique. Pour les étudiants algériens en Turquie, cette mesure représente une opportunité concrète de contribuer au développement national tout en valorisant leurs compétences acquises à l'étranger.
Cette initiative pourrait également favoriser l'émergence de partenariats entre les universités turques et algériennes, notamment dans les domaines de la recherche médicale et des sciences fondamentales. Elle pourrait aussi servir de levier pour attirer des investissements dans des secteurs innovants, en s'appuyant sur les réseaux de la diaspora.
Contexte du secteur
La diaspora scientifique algérienne joue un rôle clé dans le transfert de connaissances et de technologies vers le pays. Selon les dernières estimations, près de 15 % des doctorants algériens poursuivent leurs études à l'étranger, principalement en Europe et en Amérique du Nord. Les compétences expatriées sont souvent impliquées dans des projets de recherche de haut niveau, notamment dans les domaines des biotechnologies, de l'intelligence artificielle et des énergies renouvelables.
Les initiatives présidentielles récentes, comme la création du Haut conseil, s'ajoutent à d'autres mesures visant à renforcer l'attractivité des talents algériens. Ces efforts s'inscrivent dans un contexte mondial où les pays cherchent à attirer et à retenir les compétences hautement qualifiées, notamment dans les secteurs technologiques et scientifiques.
Réactions et déclarations
- Yousra Benouahiba, étudiante en pharmacie :
- Hamza Fares, étudiant en médecine :
- Ala Ouguergouz, doctorante en physique :
Perspectives et prochaines étapes
Le Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l'étranger devrait prochainement organiser des rencontres entre les compétences algériennes expatriées et les institutions nationales. Ces échanges pourraient aboutir à la mise en place de programmes de collaboration scientifique et technologique.
Par ailleurs, l'augmentation de la représentation de la diaspora au sein de l'APN pourrait se traduire par des initiatives législatives visant à faciliter l'intégration des talents expatriés dans le tissu économique et académique national. Les prochaines élections législatives en Algérie, prévues en 2026, devraient offrir une plateforme pour concrétiser ces orientations.
À retenir
- La création du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l'étranger par le président Tebboune vise à mobiliser les compétences algériennes expatriées.
- Les étudiants algériens en Turquie saluent cette initiative, la qualifiant d'"étape très importante" pour renforcer les échanges scientifiques.
- L'augmentation de la représentation de la diaspora au sein de l'APN est perçue comme une opportunité pour transmettre des idées et propositions aux institutions nationales.
- Près de 15 % des doctorants algériens poursuivent leurs études à l'étranger, principalement en Europe et en Amérique du Nord.
- Le Haut conseil devrait organiser des rencontres entre les compétences expatriées et les institutions nationales pour favoriser des partenariats scientifiques.
- Les prochaines Législatives 2026 en Algérie pourraient donner lieu à des initiatives législatives pour intégrer les talents expatriés.
- Les étudiants algériens en Turquie, comme Yousra Benouahiba et Hamza Fares, ont voté pour la première fois lors de ces élections.